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Et le carnaval... de Dunkerque


Venise ? Rio ? Pour nous il n'en existe qu'un : le carnaval de Dunkerque.

Comme à Venise, on se déguise, comme à Rio, on défile.

Des hommes déguisés en femme, vêtus d'une vieille robe dégotée au fin fond du placard de leurs épouses, du chemisier de maman et du manteau de fourrure de grand-mère ? Tout est normal ; Pourquoi ?

Fond de teint, faux cils, rouge à lèvres, ici même les hommes savent se maquiller.

C'est  ainsi que les week end de janvier, février et  mars des créatures étranges déboulent d'un peu partout. Vers 15 heures, c'est parti, la musique démarre. C'est le début de la bande.

« A Dunkerque, quand vient le carnaval, on est tous joyeux comme des cigales ».  C'est un des airs qu'entonne à plein poumon  cette joyeuse bande.

Oh oui, on est joyeux ! Tous ensemble, avec la seule intention de s'amuser, on chante, on défile on rigole. C'est la fête, c'est notre fête, c'est le carnaval de DUNKERQQUE.

Chacun fait bien comme il veut, c'est ça le carnaval. Certains suivent la bande, d'autres vont de chapelle en chapelle.  Chapelle ? Mais non, il n'est pas question de lieu de culte ! On dit qu'on fait chapelle quand on ouvre sa maison aux carnavaleux auxquels on offre boissons et victuailles.

Les bars  sont métamorphosés ces jours là. Pas question de s'attabler et de commander un thé. Les futs de bière sont sortis et la bière servie en gobelet.

Tiens un chahut, les premières lignes s ‘arrêtent et derrière ça pousse, ça pousse. Chlostrophobe s'abstenir.

Et la bande repart.

Quelle idée de se battre pour attraper un hareng ! Nous on adore. Un des rituels de carnaval de Dunkerque est d'attraper les harengs lancés par le Maire du haut de la mairie.

Un peu d'histoire : ce carnaval commémore la mémoire des pêcheurs qui partaient en mer à la poursuite de harengs.

Encore un bout de bande.

Et enfin, la dernière heure de carnaval, c'est le rigodon. La musique au milieu, sur le kiosque, la bande autour, ça chahute.

Fin de rigodon, moment d'émotion, place aux hymnes.

A CO PINARD, d'abord, qui a mené la bande pendant plus de 20 ans, puis à Jean Bart, mairin aguérri corsaire du Roi Soleil qui sauva la France de la famine en 1694.

Vous  commencez à  imaginer ce qu'est notre fameux carnaval ?

Et bien ce n'est pas encore ça. Ca ne s'imagine pas, ça se vit.